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Éducation

Étoiles bleues : enquête sur une opération d’influence russe | Lumni

YouTube4:09publiée le 13 oct. 2026

Lumni

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Description

Fake news, manipulation de l'info, théories du complot... Qu’elles viennent de Russie, de Chine ou des États-Unis, les opérations d’ingérence étrangère sont nombreuses. On te décrypte leur mécanique sur Lumni.fr ➡️ https://bit.ly/3Qr8seQ Cette vidéo a été réalisée avec l'expertise de ⁨@VIGINUM🛡️ En 2023, des étoiles bleues sont taguées sur les murs de dizaines d’immeubles à Paris et dans sa banlieue. Derrière l'apparence d'un acte antisémite, se cache en réalité l'ombre d'une opération de désinformation pilotée par la Russie pour déstabiliser l’État français. Pour tout comprendre de cette ingérence étrangère, on te décrypte son contexte et ses coulisses. Des étoiles bleues taguées en Ile-de-France À l’automne 2023, à Paris et en banlieue, des étoiles bleues peintes au pochoir apparaissent sur les murs de dizaines d’immeubles. Elles sont immédiatement interprétées comme une opération antisémite. En effet, elles rappellent les étoiles jaunes imposées aux juifs par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Des riverains s’inquiètent. À l’Assemblée nationale, la Première ministre Élisabeth Borne s’indigne. Sur les plateaux TV, on dénonce une nouvelle vague d’appels à la haine. Mais l’enquête va démontrer qu’il s’agit en fait d’une opération d’ingérences étrangères dont l'objectif est de polariser l’opinion publique, et de semer la discorde. Et le commanditaire de ces étoiles bleues, c’est la Russie.  Pourquoi la Russie lance-t-elle cette opération d'ingérence en France ?   En 2023, la Russie est en pleine guerre contre l’Ukraine. Et dans ce conflit, la France soutient l’Ukraine. En représailles, Moscou décide de mener tous azimuts une campagne de déstabilisation contre l’État français. Sa stratégie consiste à rebondir sur un événement pour ensuite l’instrumentaliser. Ainsi, en octobre, la Russie tire profit de l’actualité internationale de l’attaque du Hamas contre Israël qui a fait plus de 1 200 morts. En France, ce massacre suscite une vive émotion et ravive les tensions entre juifs et musulmans. Pour les Russes, les étoiles bleues sont un moyen d’envenimer la situation. Les tags, vus comme un acte antisémite forcément commis par des soutiens à la cause palestinienne, sont utilisés pour nourrir l’islamophobie. Et l’amalgame entre musulmans, islamistes et terroristes. La Russie et ses intermédiaires Moldaves Pour réaliser cette opération, la Russie a fait appel à des intermédiaires, originaires de Moldavie. Cet État est une ancienne république soviétique, et aujourd'hui un pays divisé entre ceux qui soutiennent une entrée dans l’Union européenne, et ceux qui restent nostalgiques de la « Grande Russie ». Les étoiles bleues sont donc dessinées par des Moldaves. Un couple est arrêté par la police avant d’être expulsé. Il dit avoir été payé mais ne révèle pas l’identité de son commanditaire. Pour donner de l’ampleur à leur opération, les tagueurs ont pris des photos qui ont ensuite été publiées sur les réseaux sociaux.  Comment découvre-t-on qu’il s’agit d’une ingérence russe ?  En fait, c’est justement grâce à ces photos sur les réseaux sociaux. Car elles sont apparues dans plus de 2 500 posts sur le réseau social X. Mais les comptes à l’origine de ces publications étaient des bots, c’est-à-dire de faux comptes créés par des programmes informatiques. La manœuvre repérée par Viginum, le service de l'État chargé de détecter les ingérences numériques étrangères, suggère l’implication d’un réseau russe RRN, « Recent Reliable News ». Un réseau déjà connu des autorités françaises. Être en alerte face à la désinformation Il faut d’abord reconnaître que cette opération des étoiles bleues a plutôt été une réussite pour la Russie. Son succès a notamment reposé sur le fait qu’elle a occupé l’espace médiatique et politique pendant plusieurs jours. Elle a décrédibilisé ceux qui l’ont relayée en la qualifiant d’acte antisémite. « Les étoiles bleues » ont donc servi d’alerte en démontrant la vulnérabilité des institutions et de l’opinion publique face à la désinformation.  👉 Découvre toutes les vidéos de la série Comprendre les ingérences étrangères.

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